Avec une jupe colorée, les derviches tourneurs captent toujours les regards, les derviches tourneurs ne cessent de capter les regards sur leur spectacle. La Tanoura est une danse spirituelle d'origine soufie. Une danse exécutée par des hommes en jupe colorée dans un mouvement giratoire.
Vêtus souvent d'une longue tunique blanche et de toques beiges coniques, les derviches, qu'on appelle aussi souvent les "mawlawiahs" (du nom de son instigateur Mewlana ou Mevlana comme le prononcent les Turcs), font souvent leur entrée sur scène, un par un, au rythme lent d'une musique spéciale, pour former un cercle, avant de commencer à tourner - premièrement, les bras croisés sur la poitrine. Un peu plus tard, leurs bras s'élèvent lentement au-dessus de leurs têtes, toujours en parfaite harmonie avec la musique, pour ensuite tourner en rond de plus en plus vite. Leur longue tunique blanche prend la forme d'une grande campanule, du fait de la vitesse avec laquelle ils tournent.
Pour rendre l’événement encore plus inoubliable, pendant sa performance, le derviche tourneur peut être accompagné de ses musiciens (4 percussionnistes traditionnel). Ils jouent avant l’arrivée du derviche et pendant sa prestation. Ils font des solos avec leur instrument (« derbouka », « hana », cymbales « sagattes »).
Avant ou après la performance du derviche tourneur, des danseuses de folklores enchanteront vos convives avec leurs chorégraphies enjouées. Elles pourront faire un passage avec le chandelier allumé sur la tête (Shamadan). Dans le cas des mariages, elles peuvent accompagner les mariés dans leur arrivée jusqu’à leur trône et danser un passage avec leurs bâtons et leurs jolis costumes à pièces. Leurs costumes peuvent être couvrant ou en 2 pièces.
Cette filière a été introduite aussi par la femme qui a imposé ses magiques retouches en attirant des milliers de fans. Là voilà sur les planches du théâtre émerveillant les spectateurs par ses danses.
Le rideau s’ouvre. Le décor est en noir et blanc. Une dizaine de musiciens portant de longues robes blanches entonnent un chant soufi au rythme d’une musique aux sonorités envoûtantes. Là voilà en blanc et portant une djellaba blanche, la danseuse, Alia, lève son bras droit et pointe son bras gauche vers le sol pour symboliser l’union du ciel et de la terre. Aliacommence àdanser en suivant le rythmede ce genre de danse.Tout commence et finit avecle son de cet instrument : cymbales. Alia commence à remonter ses jupes de différentes couleurs, les saisit d’une main, les jette en l’air puis les rattrape tout en continuant à faire des pirouettes. Ses pas calculés sont en cadence avec la musique et montrent à quel point la danseuse est une professionnelle.
Des mouvements bien étudiés et empreints de spiritualité. Scène d’euphorie et d’exaltation suivie de chants religieux. La danseuse est emportée par le rythme comme si elle était entre les mains de Dieu, prête à entrer en transe et tentant alors de devenir lumière et aller au ciel.
Les applaudissements et les youyous fusent et les spectateurs sont en admiration devant ce derviche tourneur au féminin. En effet, tous les spectateurs sont tombés sous le charme de cette jeune fille qui danse avec beaucoup de grâce et d’agilité.
La philosophie de cette danse s'explique par le fait que ces mouvements essaient de réaliser l'union de l'homme et de la nature, dans une sorte de rapprochement de Dieu. Ils appellent à l'unité de tous, invitant à l'amour et à la fraternité entre les hommes - pas seulement entre les musulmans - pour ainsi mettre au clair un des principes essentiels de l'Islam, c'est que c’est une religion qui appelle à la paix, à l'union et à l'amour de toute l'humanité.
En dansant, les derviches ont la main droite levée vers le ciel, pour recueillir la grâce divine qu'ils transmettent à la terre par la main gauche, qui elle, est tournée vers le sol. Les derviches pivotent sur le pied gauche en traçant un cercle autour de la piste sur laquelle ils donnent leur danse, pour ainsi parvenir à l'extase qui leur permet de s'unir à Dieu.
Bref, la danse des derviches tourneurs est une sorte de prière et un dépassement de soi, pour reproduire la rotation des planètes autour du soleil.
Le principe de base du tournoiement des derviches vient des Mawlawiya qui disent que le mouvement du monde commence à un certain point et finit à ce même point. Ainsi, le mouvement doit être circulaire. Ses différents cercles symbolisent la succession des quatre saisons, et ses mouvements dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sont exactement identiques au mouvement autour de la Kaaba (temple sacré de La Mecque).